A l'heure où l'Assemblée Nationale a adopté en première lecture par 270 voix contre 245 le projet de budget de la Sécurité Sociale 2015, modulant les allocations familiales en fonction des revenus et mettant fin au principe d'universalité, les AFC interpellent les députés et sénateurs sur la cohérence et les conséquences de la politique familiale telle que ces nouvelles mesures la dessinent.

Un courrier du président de la CNAFC, Jean-Marie Andrès, rappelle aux députés et sénateurs que la remise en cause de l'universalité met à mal le fondement même de la politique familiale et de tout le système de sécurité sociale. En effet, une fois ce principe abandonné, rien ne peut empêcher les gouvernements successifs de revoir les seuils fixés en les abaissant au gré des besoins d'économie, voire d'étendre la modulation aux remboursements de soins médicaux, aux retraites...

Les AFC soulignent que la politique familiale est avant tout une politique d'investissement garante de l'avenir de la société toute entière et indépendante de la politique sociale. Il y a donc un grand risque à la transformer en politique curative et redistributive prenant uniquement soin des maux existants sans vision à long terme pour notre économie et notre système de solidarité.

Ce courrier est accompagné de deux fiches de synthèse, l'une consacrée à nos propositions sur la politique familiale, et l'autre à la distinction entre politique familiale et politique sociale, avec le souhait de pouvoir nourrir la réflexion de nos élus et les débats qui ne sont pas encore finis, avec l'examen du texte par le sénat prévu mi-novembre.

Parallèlement à cette action et devant ce tournant historique, les AFC se préparent à mobiliser largement et de façon inédite les familles et les citoyens qui disent non à une politique qui menace la famille, cellule de base de la société.

 

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